Vous allez penser que c’est une obsession mais… 23 avril 2009
Posted by Kwet in Photographie.Tags: Culte de la personnalité, Yes we can
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…tant pis! Je poste un lien pour accéder à de très belles photos d’Obama jeune (college years). Contrairement à ce que vous pourriez penser, cela n’a (quasiment) rien de politique. J’aurais trouvé des photos de la même qualité du jeune Sarkozy, ou du jeune Miterrand, je les aurais postées aussi. Bon ok, les gens sont plus ou moins beaux, mais peu importe. Les photos sont belles, authentiques (je parle des expressions du visage), puisqu’antérieures à la politique, et c’est toujours rigolo de voir comment le visage à changé.
Damon Winter, faites moi un bébé! 21 avril 2009
Posted by Kwet in Perles de l'internet, Photographie, ma vie.Tags: Badass, Culte de la personnalité, Lapin, Vide
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Et oui, j’aimerais bien mais, pas possible, Dieu ne l’a pas voulu. Tant pis. Du coup, je dois me contenter d’admirer ses photos, qui lui ont valu un petit prix Pulitzer en photographie. Je vous invite fortement à aller les voir, toutes! Ca serait quand même dommage d’avoir subi mes quelques clichés depuis le début de l’année et de rater les perles de Damon <3 <3 <3. Je vous invite aussi à jeter un oeil à sa très concise biographie, où on apprend entre autres choses qu’il sort de Columbia (<3 <3 <3 :D), avec quelques photos supplémentaires.
Voilà, sinon, question bizarrerie américaine, j’ai rencontré l’autre soir une fille qui avait l’air normale, au début. D’ailleurs, au début, tout allait très bien, on était 6, chez une amie, ou plus exactement sur son rooftop. On voyait le New Jersey, l’Empire State Building au loin, Manhattan, le Queens,…On se saoulait gentiment au “wine product” (pas officiellement du vin donc. Comme du vin, mais qui donne envie de vomir aux premières gorgées. $8 la bouteille). Il faisait un bon petit 20 degrés. En plus, j’avais trouvé deux capotes encore dans leur emballage et non périmées par terre. Bref, la soirée ne pouvait pas commencer mieux!
Après une petite heure à papoter, ça s’est quand même un peu compliqué, quand la charmante Catherine (je ne me souviens plus de son vrai prénom) commence à nous parler de “son lapin”. Non, pas de son copain de façon imagée, de l’authentique lapin qui lui sert d’animal de compagnie. Jusque là, ça va. Mais ensuite, elle a commencé à nous expliquer à quel point il était intelligent, et mignon (“he’s SOOOO smart, and SOOO[...]OOO cute!”). Elle nous a ensuite expliqué que les lapins lors de l’accouplement mordent le cou de leur partenaire, et que donc quand elle a commencé à se réveiller le matin avec des marques de dents sur sa main, elle s’est dit qu’il faudrait castrer l’adorable queutard (oui, parce que son Rocco de lapin était en liberté dans son appartement). Elle nous a ensuite raconté à quel point son lapin l’a mal pris, et comment le lendemain de l’opération en rentrant chez elle, elle l’a trouvé siégeant sur sa table, dont il avait tout dégagé par terre avec ses petites pattes, en la fixant d’un regard accusateur. “Et après son opération, pendant deux mois, il ne voulait plus jouer avec moi, il ne me parlait plus (sic)”. “Depuis, notre relation n’a plus été la même”. Oui, elle parlait toujours de son lapin.
“He’s the best thing that has ever happened to me”, nous a-t-elle finalement avoué, au comble de l’émotion. Moi j’étais tellement ému que je me bouffait les joues pour ne pas exploser de rire.
Après avoir raconté ça, je me rends compte que cette histoire prend encore plus de sens quand on a vécu un peu à NYC. Donc, rapidement, je m’explique. Certains le savent peut être déjà, mais tant pis. Ici, les gens sont vraiment très seuls. Je veux dire, non seulement c’est une très grande ville (donc, comme à Paris, on ne s’excuse après avoir bousculé quelqu’un que si c’est notre boss ou maman), mais en plus, une ville où les gens restent rarement plus de 2 ans d’affilée. Et il faut ajouter à ça l’hyper activité américaine, remarquée par les “explorateurs” français il y a 150 ans déjà (pas le temps d’aller chercher la source précise; si quelqu’un se sent d’attaque :)). Ce cocktail crée une athmosphère très particulière, où chacun a un emploi du temps chargé et pas du tout naturel. Diner pouvant se prendre entre 6h et 1h du mat, etc. Et chacun est plus préoccupé par son job/ses études que par autre chose. Enfin, tout le monde n’a pas les moyens de se payer un chez soi cozy ou aller déjeuner, ou bien habite trop loin de son lieu de travail pour rentrer déjeuner. Résultat, même à Paris, je n’ai jamais vu autant de gens prendre un verre seuls, déjeuner seuls, diner seul, lire seuls, etc, tout ça évidemment dans des endroits publics.
Là où je veux en venir, c’est que l’attachement un peu excessif de Catherine à son lapin lubrique est pour moi un symptome on ne peut moins surprenant de la vie New Yorkaise. Ca va avec ma proprio qui parle vraiment toute seule, et qui a un gros chien mexicain et 2 chats dans 20 metres carrés…
Voilà, je pense que c’est bien que je vous fasse part aussi des aspects un peu tristes de la vie New Yorkaise – le plus triste dans tout ça est probablement que justement, après un certain temps passé ici, les gens ne trouvent plus ces aspects tristes, mais justement naturels…
Allez, n’oubliez pas, les plus beaux clichés des élections américaines du semestre dernier, par ce délicieux Damon Winter!